©Congrès
 

 

La prophétie de Dostoïevski « La beauté sauvera le monde » prend tout son sens aujourd'hui. A l'heure où le matérialisme, l'absence de sens, la négation de l'être, montrent leurs effets dévastateurs à l'échelle de la planète, la petite voie de la beauté fait sourire. Et si ce sourire était justement la réponse ? Des hommes et des femmes de différentes cultures, métiers ou religions l'ont prise au sérieux, et s'engagent aujourd'hui sur cette voie. Là où ils sont, ils ont choisi de placer la beauté au cœur de leur vie, de leurs engagements familiaux, sociaux et professionnels, avançant les mains nues dans un environnement souvent hostile. Certains se sont rencontrés, reconnus. Ils ont eu le désir de partager leurs expériences, leurs avancées et leurs difficultés. Ainsi est né en 1993 le congrès « Et si la beauté pouvait sauver le monde ? », lieu de rencontre, de recherche, de partage d'expérience, de fête.
Le congrès est artistique parce que l'art et la beauté révèlent la dimension sacrée de l'humanité, de la nature, du cosmos et rappellent à l'homme sa transcendance.
Des artistes de différentes disciplines se côtoient dans une grande diversité d'expression.
Il est interdisciplinaire parce que l'homme est un mystère qui ne peut être entrevu que dans sa globalité. Le décloisonnement des domaines de connaissance et d'expérience est nécessaire pour percevoir le réel dans sa profondeur et pour susciter de nouvelles façons de voir le monde et d'agir. Des professionnels dans différents domaines de travail tels que l'éducation, la santé, la communication, l'urbanisme, le monde rural, le développement local... sont interpellés par cette vision globale.
Enfin, il est interculturel parce que l'homme est un être de re1ation qui ne peut être lui-même que dans l'expérience de l'échange et du don. Accueillir les différences culturelles au sens le plus large, c'est aussi laisser se côtoyer en nous le pauvre et le riche, le malade et le bien- portant, le manuel et l'intellectuel, le croyant et l'incroyant...
Le congrès n'est ni un mouvement, ni une association. C'est un courant, un souffle, une interpellation, qui oriente progressivement les chemins de ceux qui en sont partie prenante. Chacun des participants y est à la fois source et réceptacle. Il concerne quelques centaines de personnes sur plusieurs continents.

 
Retour en haut de page...